Cadre éthique et déontologique
La relation thérapeutique : ma posture et ma vision
Mon rôle, c’est d’accompagner.
J’accueille ce que la personne apporte : ses difficultés, ses émotions, ses contradictions. Je prends le temps d’y être vraiment présente, de nommer ce qui se passe, d’entrer en contact avec ce qui est là avant de chercher à le transformer.
Ce que je propose, c’est un temps pour soi. Un espace où la personne n’a rien à prouver ni à gérer. Un espace où elle peut simplement être regardée avec bienveillance, attention et sans jugement.
Mon intention profonde est de voir en l’autre ce qu’il ne voit pas encore en lui-même. Pas pour le bousculer, mais pour l’éveiller à ce qu’il est. Je mets de la lumière sur les zones d’ombre, mais aussi sur les potentiels qui dorment et attendent d’être reconnus.
Le lien lui-même est porteur. Ma façon d’être présente, d’écouter, de nommer, de me tenir dans un certain cadre, reflète quelque chose à la personne que les mots seuls ne pourraient pas transmettre.
Mes lignes de conduite
J’accompagne depuis une posture neutre, d’éclairage et de responsabilisation. Ce qui se transforme dans un suivi appartient toujours à la personne. L’évolution intérieure est un choix et une responsabilité individuelle : mon rôle est d’en être le témoin attentif, le révélateur potentiel, mais jamais le moteur. Je propose un autre regard mais je ne l’impose jamais. J’aide la personne à se positionner dans quelque chose de plus juste pour elle-même.
J’ai fait, et je continue de faire, mon propre chemin intérieur. C’est une condition non négociable à mes yeux : on ne peut pas accompagner quelqu’un là où on n’a pas soi-même accepté de regarder.
Lorsqu’une situation dépasse mon champ de compétences ou ne correspond pas à ce que je suis en mesure d’accompagner justement, je le dis clairement. Je m’appuie sur un réseau de professionnels complémentaires vers lesquels je peux orienter en confiance. Réorienter est, à mes yeux, une forme de soin à part entière.
Confidentialité
Tout ce qui est partagé dans le cadre de nos séances est strictement confidentiel. Ce qui se dit ici reste ici.
Je bénéficie d’un espace de supervision régulier, dans lequel il m’arrive d’évoquer des situations rencontrées dans ma pratique. Cet espace est lui-même soumis à la confidentialité et fait partie intégrante d’un exercice responsable de mon métier.
La seule limite à cette confidentialité concerne les situations de danger, d’abus ou de violence. Lorsqu’une telle situation est évoquée, je me réserve le droit d’agir en conséquence, dans le respect de la personne et de sa sécurité.
Le consentement éclairé et le cadre de suivi
Avant tout démarrage, je prends le temps de poser le cadre clairement. Un questionnaire permet d’appréhender le contexte de la personne : son environnement familial, professionnel et social. Ce premier temps n’est pas anodin. Il pose les bases d’un accompagnement ancré dans la réalité de sa vie.
Je pose également dès le départ les conditions d’un travail juste. Les transformations intérieures ne peuvent avoir lieu qu’à deux conditions : un suivi régulier et une volonté sincère de la personne d’évoluer pour elle-même. Je ne peux imposer aucun changement à quiconque. Chaque personne reste pleinement autonome et responsable de sa propre évolution.
La confidentialité est rappelée explicitement. Ce qui se dit en séance n’est jamais évoqué à l’extérieur, sous aucune forme. Si nous sommes amenées à nous croiser en dehors du cadre thérapeutique, je reste neutre et discrète sur notre relation professionnelle, tout en restant humainement présente.
Accompagnement des mineurs
J’accompagne les adolescents à partir de 13-14 ans. Deux conditions sont non négociables : que l’adolescent soit lui-même demandeur de ce travail, et qu’il bénéficie de l’accord parental.
Avant tout démarrage d’un accompagnement, une séance en famille, avec à minima l’un des parents, pose le cadre d’un éventuel accompagnement de l’enfant. Avant chaque séance pour l’adolescent, un temps d’échange réunit l’enfant et son ou ses parents pour poser ensemble le contexte, les évolutions, les besoins et les conditions de la séance. Le parent est présent en ouverture de séance et disponible pour un bilan en fin de séance, sauf accord préalable entre les différentes parties.
Dans l’accompagnement d’un mineur, le ou les parents font partie intégrante du chemin thérapeutique. Le travail ne se fait pas en vase clos : il s’inscrit dans la réalité familiale et s’appuie sur elle.
Complémentarité avec le suivi médical
Mon accompagnement est complémentaire à tout suivi médical ou psychiatrique en cours. Je n’interviens pas en substitution d’un acte médical. Lorsqu’une situation le nécessite, j’encourage la personne à consulter un professionnel de santé adapté.
Face à la complexité et au doute
Lorsqu’une situation se présente de manière inattendue ou complexe, je fais confiance à ce qui est déjà en moi. L’ancrage, la respiration, la présence à l’instant me permettent de rester stable et de trouver la posture juste.
Je ne travaille pas seule. Je suis entourée de professionnels qui pratiquent et supervisent, vers lesquels je peux me tourner rapidement lorsqu’une situation le demande. Cette capacité à chercher un appui extérieur fait partie, à mes yeux, d’un exercice sain et responsable de la pratique.
Supervision et formation continue
La supervision est un accompagnement professionnel qui me permet de regarder ma pratique avec un autre prisme, de voir ce que je ne vois pas seule, de valider ou de remettre en question ma lecture d’une situation. C’est un outil d’humilité autant que de rigueur.
La formation, elle, répond à un autre besoin. Grandir en conscience pour soi, c’est grandir en capacité pour l’autre. Quand on apprend à regarder une situation sombre avec un regard plus lumineux, on devient capable d’accompagner l’autre sur ce même chemin.
L’humain est complexe. Le savoir sur la psyché humaine est infini. Je me forme de manière continue, non par obligation, mais parce que chaque nouvelle compréhension de moi-même et/ou du vivant enrichit ce que je peux offrir à ceux que j’accompagne.
Honoraires et cadre pratique
Les honoraires sont communiqués dès le premier échange et avant tout démarrage du suivi. Une facture est remise après chaque séance.
En cas d’empêchement, toute annulation doit être signalée au moins 24h à l’avance. Toute séance non annulée dans ce délai reste due, le créneau ayant été réservé exclusivement pour la personne.
Le cadre de la relation
Toute relation sortant du cadre professionnel et thérapeutique est exclue. Cela inclut notamment toute forme de relation intime ou sexuelle.

